| |
La chute libre de la confiance des consommateurs américains s’arrête,
d’après l’indice RBC CASH
NEW YORK, 7 août 2008 —Le repli des prix du pétrole et le rebondissement du marché boursier semblent avoir calmé les craintes économiques des Américains, mettant fin cet été à la spirale descendante de la confiance des consommateurs qui durait depuis le début de 2008. C’est ce qui ressort des résultats les plus récents de l’indice RBC CASH (un indicateur du moral économique des consommateurs et des dépenses des ménages). Le niveau général de confiance des consommateurs américains a remonté de 19,2 points en août grâce à une diminution des inquiétudes relatives à leur situation financière, à la conjoncture et aux marchés boursiers. Les appréhensions à l’égard de la sécurité de l’emploi ont toutefois légèrement augmenté. Par conséquent, l’indice RBC CASH global pour le mois d’août 2008, publié aujourd’hui par RBC, se situe à 33,8 alors qu’il était de 14,6 en juillet, son plus bas niveau depuis la création de l’indice en 2002.
« Le regain de confiance des consommateurs est attribuable à la diminution des prix de l’essence et du pétrole, ainsi qu’à une légère reprise des marchés boursiers, a affirmé T.J. Marta, économiste et stratège, Revenu fixe, RBC Marchés des Capitaux. Il semble toutefois clair, compte tenu de la chute continue des prix de l’immobilier résidentiel, des conditions de crédit toujours difficiles et du repli des marchés de l’emploi, que le moral des consommateurs n’a probablement pas encore amorcé une véritable tendance ascendante. Il n’est pas rare que les indicateurs de confiance demeurent déprimés pendant les périodes de ralentissement économique prolongées. Ils le sont restés pendant plus de deux ans lors des récessions 1980 1981 et de 1990 1991. »
L’indice RBC CASH est le résultat d’un sondage mensuel sur les attitudes des consommateurs américains à l’égard de l’état actuel et futur des économies locales, des finances personnelles et de l’épargne ainsi que sur la confiance nécessaire pour effectuer des investissements d’envergure. Composé de quatre sous-indices – l’indice RBC de la conjoncture, l’indice RBC des prévisions, l’indice RBC des investissements et l’indice RBC de l’emploi –, il a pour référence les valeurs établies en janvier 2002 au moment de sa création (valeur de référence de 100). Les résultats de ce mois-ci sont fondés sur un échantillon représentatif de 1 002 adultes sondés dans l’ensemble des États-Unis entre le 31 juillet et le 4 août 2008 par Ipsos Public Affairs, une société d’études basées sur des sondages. La marge d’erreur était de plus ou moins 3,1 pour cent.
Voici les points saillants
- Même s’il est encore négatif, et ce, un huitième mois de suite, l’indice RBC des prévisions a regagné 50 points pour s’établir à -4,7 en août. Le mouvement de l’indice est essentiellement attribuable à une amélioration des prévisions des Américains concernant leurs finances personnelles et l’économie dans son ensemble. Ce mois-ci, près d’un consommateur sur trois (29 pour cent) croit que sa situation financière personnelle sera meilleure dans six mois (comparativement à 25 pour cent en juillet). De plus, près d’un sur quatre (23 pour cent) pense que son économie locale reprendra de la vigueur au cours des six prochains mois (comparativement à 18 pour cent le mois dernier). Malgré cette nette amélioration, les consommateurs estimant que l’économie locale sera plus faible dans six mois sont plus nombreux (26 pour cent) que ceux qui pensent qu’elle sera plus vigoureuse (23 pour cent), ce qui témoigne de la précarité de leurs attentes pour le moment.
- L’indice RBC de la conjoncture du mois d’août se situe à 36,7, ayant regagné 6,2 points après une forte chute les deux mois précédents. Cette légère amélioration semble davantage le résultat d’une diminution de la morosité des consommateurs que d’un regain de confiance. Actuellement, un tiers (33 pour cent) des répondants jugent leurs finances personnelles faibles, par rapport à 37 pour cent le mois dernier. Les évaluations que font les consommateurs de l’état actuel de leur économie locale révèlent une tendance semblable puisque 42 pour cent des Américains ont jugé leur économie locale faible, par rapport à près de la moitié (48 pour cent) en juillet.
- L’amélioration timide de la confiance des consommateurs à l’égard de la conjoncture et des prévisions a contribué à stimuler l’indice RBC des investissements, qui a gagné 6,5 points pour s’établir à 42,6 en août. Les attitudes des Américains concernant à la fois les placements boursiers et les investissements immobiliers se sont aussi améliorées. Près de trois Américains sur dix (28 pour cent) croient que les 30 prochains jours seront propices aux placements en bourse contre 24 pour cent en juillet. Quatre consommateurs sur dix (41 pour cent) estiment que le mois prochain sera un bon moment pour acheter des biens immobiliers, contre 35 pour cent le mois dernier.
- Sur l’ensemble de 2008, les attitudes des consommateurs concernant la sécurité de l’emploi et les pertes d’emplois se sont considérablement détériorées, dénotant l’ampleur des difficultés économiques actuelles. Même si d’autres facettes de l’économie commencent à donner des signes d’amélioration, les consommateurs continuent de s’inquiéter du marché du travail comme en témoigne le plongeon de l’indice RBC de l’emploi, passé de 89,1 en juillet à 85,8. Alors que les attentes des Américains concernant la sécurité de l’emploi en général et les pertes d’emplois dans leur entourage sont restées stables ce mois-ci, leur confiance à l’égard de leur sécurité d’emploi a fléchi. En effet, 63 pour cent des Américains disent avoir moins confiance dans leur sécurité d’emploi personnelle qu’il y a six mois, comparativement à 58 pour cent en juin.
RBC Groupe Financier
La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise les initiales
RBC comme préfixe pour ses unités et filiales
d'exploitation, groupées sous la marque principale
RBC Groupe Financier. La Banque Royale du Canada est la plus
grande banque du Canada par sa capitalisation boursière
et son actif et l'une des principales sociétés
de services financiers diversifiés en Amérique
du Nord. Elle offre des services bancaires aux particuliers
et aux entreprises, la gestion de patrimoine, des assurances,
des services à la grande entreprise et de banque d'investissement,
ainsi que le traitement des opérations, à l'échelle
mondiale. La société compte environ 60 000 employés
qui servent au-delà de 14 millions de clients, particuliers,
entreprises et administrations publiques, par des bureaux
en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays. Pour en
savoir davantage, consultez le site www.rbc.com.
|
|