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L'économie canadienne touchée par les effets
du ralentissement de l'économie américaine,
selon les services économiques RBCLes prix élevés des exportations continuent de contrebalancer cette faiblesse
TORONTO, le 3 juillet 2008 — L'affaiblissement
de l'économie américaine a contribué
à la baisse imprévue de la croissance de l'économie
canadienne au premier trimestre de 2008. Par conséquent,
on prévoit un ralentissement à 1,4 % de la croissance
économique à l'échelle canadienne en
2008, selon le dernier rapport d'Études économiques
RBC. Le taux de croissance de l'économie canadienne
devrait toutefois grimper à 2,5 % en 2009.
« Nous prévoyons que l'économie canadienne
continuera de subir les contrecoups du fléchissement
de la demande en provenance des États-Unis. Cette année,
toutefois, la demande au Canada fera plus que contrebalancer
ce fléchissement, a déclaré Craig Wright,
premier vice-président et économiste en chef,
RBC. Cette contraction surprise de l'économie devrait
être de courte durée car les perspectives de
croissance pour le reste de l'année sont positives.
En effet, les pressions financières sur le marché
vont commencer à s'atténuer, l'économie
américaine connaîtra un regain grâce à
la distribution de chèques de remises d'impôt,
et les produits de base se maintiendront à des prix
records. »
Au Canada, les termes de l'échange, qui poursuivent
leur ascension, portés par la hausse des prix à
l'exportation, stimuleront la croissance économique.
La demande pour les produits de base demeure très vive,
particulièrement dans les marchés émergents
comme la Chine. Depuis cinq ans, le revenu intérieur
brut du Canada a crû plus rapidement, soit de 1,2 point
en moyenne, que son produit intérieur brut, ce qui
a été très bénéfique pour
les recettes des administrations publiques, les bénéfices
des entreprises et le marché de l'emploi.
L'inflation est devenue la principale préoccupation
des banques centrales, compte tenu des prix élevés
des produits de base, surtout le pétrole. Par conséquent,
on s'inquiète de plus en plus de la montée des
attentes inflationnistes. Toutefois, le rythme lent de la
croissance et l'amélioration marquée par les
marchés de l'emploi devraient suffire à contrebalancer
ces pressions.
Selon le rapport de RBC, le taux d'inflation de référence
au Canada devrait se situer à un niveau plus élevé
cette année, tout en restant sous la cible de 2 % de
la Banque du Canada. Les facteurs transitoires qui l'ont fait
baisser, notamment l'appréciation du dollar canadien
en 2007 et les rabais que les entreprises canadiennes ont
dû consentir dans leur lutte pour les parts de marché,
commenceront à ne plus produire leurs effets pendant
le reste de 2008. D'ici 2009, selon RBC, le taux d'inflation
devrait se maintenir à environ 2 %, sur une base moyenne
annuelle.
Le marché de l'habitation au Canada devrait également
connaître un ralentissement en raison d'une détérioration
de l'accessibilité à la propriété.
Dans la majorité des grands marchés canadiens,
l'accessibilité à la propriété
est tombée à son plus bas niveau depuis presque
vingt ans. Cependant, tout affaiblissement que l'on pourrait
observer sera beaucoup moins prononcé que ce l'on enregistre
actuellement aux États-Unis, car le marché canadien
n'a pas connu les nombreux excès qui ont malmené
le marché américain.
Les Services économiques RBC prévoient une
croissance économique modeste de 1,5 % aux États-Unis
cette année. Toutefois, les perspectives se situent
plutôt à la baisse, car des conditions plus défavorables
que prévues pourraient découler des prix de
l'énergie encore élevés, du resserrement
des conditions de crédit et de la faiblesse du marché
de l'emploi. La croissance, aux États-Unis, devrait
atteindre 2,0 % en 2009. Ces perspectives de croissance modeste
contribueront à contrôler les pressions inflationnistes
pendant la durée de ces prévisions.
« Nous croyons que l'économie américaine
évitera un repli cette année et qu'elle devrait
commencer à enregistrer une croissance soutenue en
2009 », a ajouté M. Wright.
Un autre rapport également publié aujourd'hui,
les Perspectives provinciales, note surtout l'importante
divergence entre les conjonctures de l'Est et de l'Ouest du
pays. Les prix records des produits de base et la forte demande
mondiale de ressources naturelles soutiennent une prospérité
sans précédent dans l'Ouest du pays alors que
la vigueur du dollar canadien, le ralentissement de l'économie
américaine, la flambée des prix de l'énergie
et les retards ou l'arrêt de grands projets d'investissement
handicapent des secteurs clés des provinces à
l'est du Manitoba. La Saskatchewan devrait rester en tête
de toutes les provinces en 2008 et en 2009, suivie de l'Alberta.
Terre-Neuve-et-Labrador et l'Ontario occupent le bas du palmarès
cette année, mais devraient connaître une reprise
l'an prochain.
Les Perspectives provinciales des Services économiques
RBC évaluent les provinces en fonction de la croissance
économique, de la croissance de l'emploi, du taux de
chômage, de la croissance des revenus personnels, du
commerce de détail, des mises en chantier résidentielles
et de l'indice des prix à la consommation.
Le rapport complet des prévisions sera disponible
en ligne à compter de 8 h, HAE, à l'adresse
suivante : www.rbc.com/economie/marche/pdf/fcst.pdf.
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Renseignements:
Craig Wright, Services économiques RBC, 416 974-7457
Jackie Braden, Relations avec les médias, RBC, 416
974-2124
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